Mondial : l'équipe de France monte sur le podium en battant l'Australie

Comme en 2014, l'équipe de France a su rebondir après sa désillusion de la demi-finale en gagnant un match pour la troisième place mal embarqué pendant 25 minutes face à l'Australie (67-59), dimanche à Pékin.

Il aura donc fallu 65 minutes de jeu à l'équipe de France pour digérer l'un des plus grands exploits de son histoire, une victoire sur les Etats-Unis en quarts de finale d'une Coupe du monde (89-79). Quarante dans une demi-finale jouée à l'envers, à peine jouée d'ailleurs face à l'Argentine (66-80), puis 25 dans le match pour la troisième place.

Ce dimanche, les Bleus erraient encore comme des âmes en peine au milieu du troisième quart-temps, menés de 15 points (25-40, 25e) après n'en avoir inscrit que 21 en première mi-temps (21-30). Puis ce qu'il semblait de plus devoir arriver est survenu. Evan Fournier, qui pointait à 1/8 au tir à ce moment-là, a marqué un trois points à huit mètres. Nicolas Batum l'a imité, a enchaîné sur un caviar pour un dunk de Vincent Poirier, très bon au relais d'un Rudy Gobert touché par les fautes, et la rencontre a totalement basculé.

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Les Bleus ont marqué 42 points dans les 15 dernières minutes du match, contre 25 dans les 25 premières.

C'était au tour de l'Australie de ne plus y être, peut-être rattrapée par le trac avec la perspective de remporter sa première médaille dans une grande compétition internationale. De Patty Mills, le meilleur scoreur de la Coupe du monde, qui avait fait tant de mal aux Français au deuxième tour, d'être scotché par la fatigue. Ou encore du pénible Matthew Dellavedova d'aboyer dans le vide.

Les Bleus sont passés devant à la 32e minute (47-46) à un moment où Nando de Colo enchaînait les points (7 d'affilée pour débuter le dernier quart-temps). Après un 22-4 des Bleus (50-46, 33e), le match s'est un peu rééquilibré mais Andrew Albicy a marqué trois paniers primés dans les six dernières minutes, dont celui qui a définitivement fait la différence (63-56, 1'6'' à jouer).

L'équipe de France a remporté sept médailles entre 1937 et 2000, contre six entre 2005 et 2019

« On peut avoir des regrets par rapport à la demi-finale, on a été très, très déçus de ce non-match, mais on s'est remobilisé et on ne repart pas sans rien. Cette médaille fait vraiment du bien », a résumé sur Canal+ un Albicy à l'unisson de ses coéquipiers.

Cette médaille, la deuxième de suite en Coupe du monde et la cinquième pour Vincent Collet en dix ans à la tête de l'équipe de France, est aussi la première obtenue depuis 2000 sans Boris Diaw, ni Tony Parker, même si les deux étaient présents à Pékin ce dimanche, le premier comme manager adjoint de la sélection, le second en supporter.

« Cette compétition va beaucoup nous aider, on a un groupe jeune qui a beaucoup appris » (Andrew Albicy)

Elle est la preuve que l'état d'esprit conquérant et sans limite insufflé par la génération 1982 perdure et conserve sa force. Ce qu'illustre aussi le fait que Nando de Colo a considéré ce dimanche que « la qualification pour les JO, c'était le minimum », alors qu'à une époque pas si ancienne, le seul fait d'y aller était vu comme un exploit.

« On peut être fier d'eux, on a les joueurs qu'il faut, a confié Tony Parker au moment où les Bleus montaient sur le podium, deux heures avant la finale Argentine-Espagne (14h00). On a mis une certaine mentalité en équipe de France et finir en beauté, revenir de moins quinze, ça montre le caractère de cette équipe. »

« Cette compétition va beaucoup nous aider, on a un groupe jeune qui a beaucoup appris », ajoute Albicy qui prévient : les Bleus iront à Tokyo pour une autre médaille. Pas forcément en bronze.

publié le 15 septembre 2019 à 11h42 mis à jour le 15 septembre 2019 à 15h01
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grebe47 le 15 septembre 2019 à 11h47

bravo les gars

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